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Archive for janvier 2010

Je me permets de publier des extraits de la dernière Chronique du Fourbe, du cher Pangloss (cliquer ici) dont je suis une lectrice fidèle et passionnée afin de vous la faire partager.

Après la chronique du Roué, sur la période Chirac, Pangloss continu son travail précieux sur la période Sarkozy dans ce style particulier qui lui va si bien et enchante les amateurs  de la langue française.

Très bonne découverte et très bonne lecture

Patrizia di Fiore

Nouveau scandale en Languedoc, après que le gouverneur Frêche eût dit que le Mage Fabius lui paraissait avoir une mine pas très catholique (ce qui était la moindre des choses, s’agissant d’un prince Huguenot).

La sarkopropaganda s’en empare et en fait ses choux gras, la distillant en boucle sur les étranges lucarnes pour que le monde entier n’ignore rien du satrape languedocien, de ce Gauleiter (si ! si !), ce Sardanapale qui se roulait dans l’abjection, le racisme et la haine des hébreux.

Sus à la bête ! taïaut ! taïaut ! taïaut ! ah ! l’abominable obersturmführer, te voilà démasqué !

En omettant toutefois de dire (ah ! les honnêtes gens !) que ledit gouverneur Frèche donnait la réponse du berger à la bergère, après que le mage Fabius eût susurré sur les ondes qu’il ne voterait pas pour lui, le trouvant fort peu Orthodoxe.

Là-dessus, n’écoutant que ce qu’ils voulaient entendre, tout Solférino se lève comme un seul homme, Martine du Ch’nord en tête, et plonge la tête la première dans la trappe ainsi tendue.Les barons Huguenots n’étaient jamais autant unanimes, que quand il fallait taper sur un des leurs, et de toutes leurs forces.

Et de renchérir, drapés de vertu outragée : c’est une honte, un scandale, notre bon Fabius, la chair de notre chair, a été ignominieusement agressé par ce nervi !

taïaut ! taïaut ! taïaut ! il faut que la bête meure !

[…]

Ce gouverneur Frèche était sans doute fort urticant, et bien insupportable.

Sanguin à l’extrême, autocrate et la langue bien pendue, il réagissait dans l’instant à tout ce qui chatouillait son épiderme, sans trop bien prendre le temps de retourner sept fois sa langue dans la bouche, et dans un langage qui eût charmé tous les corps de garde.

On pouvait modérément goûter ses gasconnades, et même ne pas les goûter du tout.

Mais il avait avec lui tous les Huguenots de Languedoc, qui l’avaient choisi majoritairement, et continuaient à ne pas vouloir pendre pour des lanternes les vessies qu’on leur proposait,

comme cette incartade où les bonnes âmes voulaient à tout prix voir des untermenschen là où lui n’avait vu que des escouillés, dans ces harkis venus perturber sa réunion, et qui, le matin même léchaient la main de ceux-là qui avaient délibérément livré, désarmés, des centaines de milliers de leurs camarades au couteau des bouchers.

Qui, dans cette affaire, avait perdu son honneur ? Celui qui traitait de moins que rien les nervis du Fourbe, ou bien les complices des bouchers ?

Où se situaient les indignations sélectives, messieurs les censeurs ?

Horresco Referens ! Ces Narbonoïdes persistaient dans l’hérésie en le soutenant massivement contre Solférino.

Mais alors, quel crime abominable ce Frèche avait-il commis, qui lui valait la haine Solférinesque ?

Avait-il conclu quelque accord sulfureux avec l’Ordre Noir, comme son prédécesseur ?

Nenni.

Avait-il commis quelque rébellion majeure, au rebours des décisions de Solférino, comme le Mage Fabius votant contre le TCE ?

Vous n’y êtes point.

Avait-il suavement trahi son camp, comme cher Jack, en apportant sa seule voix au Fourbe et le sauvant ainsi d’une humiliante défaite ? Pas du tout

Mais alors, quoi ?

Il était coupable de non orthodoxie, d’avoir soutenu la Huguenote quand tous les autres parsemaient ses pas d’épluchures de pommes, et d’oser parfois dire tout haut ce que les autres n’osaient se dire en face.

Et surtout, le Languedoc était coupable de mutinerie, crime effroyable de lèse-Solférino, et qu’il fallait punir férocement en livrant ces narbonoïdes négrifiés à la sarkosie, avec des poses vertueuses et de beaux mouvements de menton, pour faire oublier le reste.

Avec le risque de se ridiculiser, les verdoyants ne proposant qu’un vague strapontin à la pauvre Hélène Mandroux, volontaire désignée d’office pour châtier les rebelles, dans ce que d’aucuns pouvaient prendre pour une haute trahison.

On pouvait légitiment ne pas aimer le gouverneur Frèche et ses frasques, mais de là à tomber dans le piège à trompe-couillons de la sarkosie…Entre deux maux, on choisit de moindre.Et Honni soit qui mal y pense.

Pangloss


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L’année 2010 s’annonce décisive :

·  élections régionales en mars, dont l’issue déterminera la capacité de la gauche à se rassembler autour d’une dynamique nouvelle

· convention nationale sur la rénovation du PS, au printemps, qui devra concrétise les engagements votés par les militants socialistes le 1eroctobre 2009

· adoption et lancement du processus des élections primaires, qui seront organisées en 2011 pour le choix de notre candidat(e) à l’élection présidentielle

· adoption du calendrier du prochain congrès, qui se tiendra lui aussi en 2011

Fidèles aux valeurs et aux orientations que nous avons défendues lors du
congrès de Reims, dans le cadre de la motion E (L’Espoir à gauche – Fier(e)s
d’être socialistes), fidèles aussi à notre engagement aux côtés de Ségolène
Royal, qui incarne notre mouvement depuis la campagne présidentielle de
2007, nous vous invitons à participer aux prochaines réunions qui se tiendront très prochainement dans les différents arrondissements parisiens.

Pour les militants des 1er, 2e, 3e, 4e, 5e et 6e arrondissements de Paris le 4 février prochain à 20h30 se tiendra une réunion de Désirs d’avenir organisée par les militants de l’Espoir à Gauche avec Ségolène Royal à la Maison des Mines, 270 rue Saint-Jacques (Paris 5e)

RER-B Port-Royal ou Luxembourg / Bus 21, 27, 38, 83, 84, 91

pour les militants des 11e, 12e, 19e et 20e arrondissements, lundi 8 février à 20h00, à l’AGECA, 177 rue de Charonne (Paris 11e),
Métro Alexandre Dumas ou Charonne

pour les militants des 7e, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements, Mardi 9 février à 20h30, au FIAP, 30 rue Cabanis (Paris 14e),
Métro Glacière (ligne 6)

pour les militants des 8e, 9e, 10e, 17e et 18e arrondissements, Jeudi 18 février
le lieu et l’horaire ne sont  pas encore définis

http://www.desirsdavenirparis.fr/article-in-43835780.html

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« Ségolène Royal, en Poitou-Charentes, réussit, elle, à capitaliser sur son nom et à semer la division dans les autres partis. Corinne Cap, conseillère régionale des Verts, a ainsi annoncé qu’elle figurerait sur la liste de Ségolène Royal, portant à trois le nombre de Verts ayant rejoint la présidente PS de cette région. « J’avais décidé de quitter la liste Europe Ecologie, car je considère qu’on se trompe de cible, on passe son temps à taper sur Ségolène Royal », a dit Corinne Cap, militante des Verts depuis 1992. « On travaille avec elle depuis six ans, on a fait un travail énorme, d’autant plus qu’elle nous laisse les coudées franches, et on lui tape dessus pour aller la rejoindre ensuite au second tour ? Qu’est ce que les citoyens vont y comprendre ? Tout ça a fait que j’ai dit basta ! Ségolène est plus verte que bon nombre de gens, y compris à Europe Ecologie ! », a-t-elle estimé ».

Même chose avec le Modem qui a perdu cinq de ses membres qui ont rejoint la liste PS menée par Ségolène Royal. Ce sera « un coup d’épée dans l’eau puisque, comme dans toutes les régions, il y aura une liste MoDem en Poitou-Charentes », a réagi François Bayrou. « Les adhérents de Charente-Maritime qui se sont prononcés à une écrasante majorité, pour que les centristes de Poitou-Charentes rejoignent dès le premier tour les listes de la majorité sortante sont des gens sérieux et responsables « , a expliqué le responsable local du Modem. Un accord qui ne fait pas l’unanimité au PS, même s’il a été avalisé par Martine Aubry. « C’est un calcul, on verra ce qui se passe le soir du premier tour et le soir du second », a affirmé Pierre Moscovici. Encore faut-il qu’il y ait un second tour dans la région, car en multipliant les alliances (Ségolène Royal a aussi des syndicalistes issus des entreprises en lutte dans sa région sur sa liste) l’ancienne candidate à la présidentielle pourrait créer l’événement si elle était la seule élue à être élue dès le premier tour… »

Article publié par France2.fr le 25 janvier 2010

http://info.france2.fr/elections/regionales-2010/Le-point-sur-les-alliances,-%25C3%25A0-gauche-et-%25C3%25A0-droite-60543968.html

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Cher-es ami-e-s,

Lors de l’Assemblée Générale du 17 décembre 2009, vous m’avez accordé votre confiance pour mener à bien le lancement d’une nouvelle dynamique au sein de Désirs d’Avenir Paris.
Consciente de cette lourde responsabilité, je tiens tout d’abord à vous remercier de cette confiance.

J’ai souhaité, pour pouvoir mener à bien cette tâche, le faire avec une équipe enthousiaste et solidaire. Vous avez été nombreux à vous porter volontaires pour participer à cette phase transitoire, signe d’une réelle motivation pour mettre en place les conditions de réussite de notre mouvement autour de Ségolène Royal.

Notre feuille de route est guidée par les objectifs que nous avons dessinés collectivement lors de nos débats participatifs. Ainsi 8 pôles ont été constitués sur cette base : retisser les liens avec la société civile, rechercher des pistes pour faire venir de nouveaux adhérents, porter nos valeurs au travers d’une charte éthique, nous former collectivement, être innovant et exemplaire, continuer le beau travail de communication déjà mis en place etc. Voila l’ampleur de notre tâche.

Bien évidemment, les comités locaux doivent être pleinement intégrés dans cette démarche. C’est pourquoi nous allons créer les conditions d’un renouvellement démocratique des équipes d’animateurs avec l’ensemble des adhérents, faire remonter toutes les expériences et initiatives locales, véritables  »pépites » qui seront valorisées à travers une réflexion prospective sur les thématiques d’avenir. Enfin, nous maintiendrons un contact permanent avec nos amis franciliens ; la mise en réseau de Désirs d’Avenir dans toute l’Ile de France est une  des clés de notre réussite.

Mais parce que Désirs d’Avenir Paris appartient avant tout à ses militants, il est fondamental que tous  les adhérents soient partie prenante de ce nouvel élan. Afin de recueillir remarques et propositions, j’organiserai rapidement une réunion -forum d’échanges avec vous tous.

En attendant d’avoir le plaisir de nous rencontrer, je vous adresse la composition de l’équipe transitoire. Vous pouvez contacter les responsables de pôle pour toute information ainsi que Vincent Jechoux qui m’assistera dans l’organisation de Désirs d’Avenir Paris.

Amitiés ségolènistes,

Dominique Bertinotti


NOTRE NOUVELLE EQUIPE TRANSITOIRE

· Pôle organisation, élections dans les comités locaux :
Vincent Jechoux, Gael Lapeyronnie, Candice Friboulet

· Pôle communication :
Annie Novelli, Franck Lubespère, Céline Loot, Elisabeth Husson, Patrizia Di Fiore, Mohamed Hamrouni

· Pôle charte éthique :
Jean-Pierre Guilbert, Paola Filippi, Amale Chebib

· Pôle bilan et prospective thématique :
Benoîte Lardy, Alexandra Trinh, Patrick Ardoin, Thierry Perran

· Pôle Ile-de-France :
René Bokobza, Laetitia De Warren, Heidi Rançon-Cavenel

· Pôle recrutement, campagne d’adhésion, nouvelles formes de militantisme :
Dacia Mutulescu, Philippe Allard, Anne Juhel-Orlac’h, Thierry Boy, Joelle Feral

· Pôle liens avec les associations, les experts, ouverture sur la société civile :
Jocelyne Berdu, Didier Antonelli, Abdoulaye M’Bengue, Jean-Jacques Vacher

· Pôle formation :
Christiane Gilon
, Lucile Bourquelot, Nabil Santo, Annick Bleugat

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Vœux de bonne année 2010 aux habitants du 4è arrondissement de Paris par Dominique Bertinotti

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Chers Collègues,

C’est toujours avec grand plaisir que je vous retrouve pour ce moment unique de l’année et permettez-moi, en mon nom et au nom du Conseil Municipal, de vous souhaiter à toutes et à tous ici présents, et au-delà, à l’ensemble des habitants du 4e arrondissement, une très bonne année 2010. Une année plus solidaire, et je tiens à cet effet à souligner que nous accueillons comme chaque année dans le cadre du Plan Grand froid des sans-abri en salle Jean Mouly. Une année plus juste, une année fraternelle, a fortiori puisque maintenant le mot fait florès dans toutes les bouches.

La première année d’une mandature est toujours un moment important, le moment où l’on pose des actes, en fonction du programme pour lequel nous avons été élus en mars 2008. A nouveaux besoins et nouvelles attentes, nouvelles réponses. Nous nous sommes engagés à mettre en oeuvre des actions novatrices et des programmes adaptés aux défis actuels de notre société. Aussi, ce soir, ai-je pris le parti d’insister sur des actions ponctuelles déjà menées et sur plusieurs projets inscrits dans la durée, initiés pendant l’année 2009. Puis, comme il est devenu de coutume, je vous dirai quelques mots sur des sujets qui dépassent le cadre strict du 4e arrondissement.

Les actions déjà menées au cours de l’année qui vient de s’écouler.

Parlons d’abord de culture.

Vous avez reçu une carte de vœux, création originale d’une illustratrice réalisée à partir de l’exposition du jeune photographe français JR. Exposition qui s’est tenue sur les quais et ponts de l’Ile Saint Louis à l’occasion de Nuit Blanche 2009 et ceci pendant un mois. Une exposition qui est la traduction de notre volonté constante de confronter richesse patrimoniale et création contemporaine. En effet, même si la politique culturelle de la Ville de Paris est déjà multiforme, pourquoi celle du 4e ne devrait-elle pas être ambitieuse ? Et le choix de cette image du pont est on ne peut plus symbolique : lien entre des milieux sociaux différents, entre des cultures, entre des continents différents puisque ce sont des regards de femmes d’Amérique du Sud, d’Afrique ou du continent indien qui se sont affichés sur nos murs…

Politique ambitieuse avec cette même volonté d’implication du public dans nos cycles consacrés à la musique. Après le succès des samedis de Mélomania avec Alain Kremski, (il vous livrera quelques instants de musique juste après mon discours), nous avons lancé les jeudis de J4ZZ 4e, espace de partage pour le jazz et les musiques improvisées avec le Laboratoire de la Création. Un rendez-vous mensuel associant des jazzmen confirmés et des jeunes musiciens des classes de jazz du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Avec un public curieux, enchanté, qui remplit aussi intensément la salle des fêtes que ce soir !

Culture et aussi approfondissement de la démocratie participative.

Ne nous trompons pas, les nouveaux outils démocratiques que nous avons institués, conseils de rue, comité d’évaluation, forum 21, les futurs ateliers citoyens, ne sont pas des gadgets, mais ils correspondent véritablement à un nouveau mode d’association des citoyens et des acteurs locaux à la chose publique. Cette démarche dépasse le cadre de notre arrondissement, je tiens à le souligner et j’en veux pour preuve, le dernier numéro mensuel du Courrier des Maires et des élus locaux, qui est loin d’être une revue gauchiste, et qui a consacré sa Une à la démocratie participative titrant « comment la mettre en œuvre, jusqu’où allez ? » et qui explicite dans son dossier : « utilisez les outils légaux et extralégaux pour associer les habitants à la décision », avec des articles consacrés aux expériences menées au sein du Conseil Général de Meurthe et Moselle, dans la ville du Creusot, à Arcueil, à Grenoble, et je n’oserai citer les innovations en région Poitou Charente, car on pourrait alors me taxer de parti pris !

Notre pratique est bien active, avec le comité d’évaluation du parcours piéton du Marais, avec les groupes de travail du Forum 21, avec les groupes de concertation engagés dans le processus de révision du plan de Sauvegarde, avec le conseil de la rue Rambuteau. Et avec le futur Atelier citoyen consacré au bien-vieillir dans le 4e arrondissement. Confié à l’organisme Missions Publiques, il s’agit de mettre en œuvre une méthode de délibération à partir d’enquêtes et de la constitution d’un jury ou atelier citoyen. Après une phase de diagnostic par cet organisme, des hommes et des femmes tirés au sort sur les listes électorales du 4e, de tous âges, vont se réunir 3 samedis entiers afin d’analyser et d’indiquer les pistes de travail pour améliorer le bien vieillir et éclairer ainsi les prises de décision en conséquence.

L’ouverture du Pôle Parents participe de cette même démarche.

Aujourd’hui la parentalité a pris des formes très variées et très diverses. Il n’est pas toujours facile d’être parent. Aussi, en rez-de-chaussée de cette mairie, tout parent peut désormais trouver un lieu de ressources, d’écoute, d’information sur des sujets plus ou moins complexes qui concernent quotidiennement leur vie. Nous avons souhaité qu’à l’intérieur de ce Pôle Parents il y ait un espace autonome mis à disposition des parents qui souhaitent s’y investir pour partager leurs expériences.

Je tiens également à souligner la création de cycles de débats institués par mon premier adjoint Jean-Louis Pourriat : débats Cité Parents, débats Cité Santé avec pour thématiques prochaines « les parents et internet », « exclusion-précarité : que faire ? » rassemblant psychologues, avocats, médecins et politiques.

Comme vous le voyez, nous travaillons sur le quotidien de chacun. Le bien-être physique en fait partie. Aussi proposons nous une approche différente du sport et ce grâce aux échanges constructifs que nous avons eus avec le Professeur Jean-François Toussaint. Du sport qui n’est pas simplement du sport de compétition, mais une activité sportive qui privilégie la pratique physique régulière, collective ou individuelle. Deux initiatives ont été créées cette année pour vous le « Sport dans la Place » et « Play mouv’ ».

– le  » Sport dans la Place », c’est à terme l’espérance que les places publiques, les squares soient le lieu où des activités physiques puissent se dérouler. Pour l’instant, c’est la transformation de la place de la mairie, un dimanche par mois, en un vaste terrain où petits et grands, néophytes ou sportifs confirmés peuvent s’essayer à une large palette d’activités gratuites, encadrées par des associations spécialisées, des échecs à la gym suédoise, du badminton à la relaxation.

– Avec « Play mouv’ « , c’est permettre chaque samedi matin l’apprentissage de la pratique physique aux plus jeunes qui viennent expérimenter jeux et activités physiques tels que le jokari, la lutte créative, le tchouk-ball, speed-foot ou pétéka, au gymnase Saint-Merri. Ne me dites pas que vous connaissez toutes ces nouvelles pratiques, je ne vous croirais pas, mais je peux vous assurer, pour y avoir assisté et modestement participé que c’est très ludique et encore plus lors de la dernière heure quand les parents et adultes s’y associent. On rit beaucoup et rien que pour cela, c’est salutaire pour le bien-être physique et psychique. Venez donc encore plus nombreux !

Mais le court terme n’exclut pas les actions de moyen et long terme déjà lancées.

Molière l’écrivait : « le chemin est long du projet à la chose ». Il est vrai qu’entre le moment où un projet est décidé et le moment où il est livré, il peut s’écouler de nombreux mois. Trop à mon goût. Je tiens à insister ce soir sur trois de ces projets qui verront le jour en 2011, 2012.

· Tout d’abord la résidence intergénérationnelle. Pour répondre aux attentes de nouveaux publics, jeunes et moins jeunes, ce projet novateur prévoit la création de 71 logements sociaux destinés à des retraités et des jeunes travailleurs dans des bâtiments appartenant à la Ville de Paris. Cette réalisation de logements intergénérationnels comportera des espaces communs (espace multimédia, salle de sport) et sera également fondée sur l’échange de services entre les uns et les autres, afin de faciliter les moments de convivialité et de partage.

· Par ailleurs, nous poursuivons notre engagement pour acquérir et rénover des immeubles afin d’en faire du logement social, en travaillant de façon durable. A cet effet, la collaboration s’avère fructueuse avec les bailleurs sociaux intervenant dans le 4e arrondissement, un travail commun qui a déjà permis pour le moment la restructuration durable de 3 immeubles, livrés en 2011, qui présenteront une performance énergétique de haut niveau puisque leur consommation sera proche des 80 kWh/an/m2 alors que la moyenne s’élève plutôt aujourd’hui à 300 kWh/an/m2. Cela fera d’eux les immeubles les plus performants énergétiquement de notre quartier.

· Ces efforts sur le bâti concernent aussi tous les équipements de proximité gérés par la mairie, notamment les écoles, pour lesquelles des plans d’action durable précis ont été adoptés. J’ai décidé que dès 2010, 10% du budget d’entretien de ces équipements serait désormais réservée et ciblée sur le développement durable. Ces actions, nous les menons en concertation avec le Forum 21 du 4e qui se révèle très actif et dont nous espérons que les solutions qui émergent aujourd’hui pourront être utilisées par tous les citoyens, propriétaires ou locataires de logements privés.

· Enfin, autre initiative d’envergure, nous lançons une grande étude sur le tourisme durable. Premier arrondissement touristique de Paris avec plus de dix millions de visiteurs, nous souhaitons qu’il y ait une meilleure adéquation entre touristes et habitants. C’est pourquoi nous avons noué un partenariat avec l’Institut d’études et de recherches sur le tourisme de l’Université de la Sorbonne. L’objectif est de faire évoluer le tourisme de flux vers un tourisme durable, plus respectueux du cadre de vie des habitants, des riverains, des commerçants. Cela devra déboucher sur des propositions concrètes réalistes et ambitieuses.

Voici quelques éléments forts de notre action municipale pour les mois qui viennent de s’écouler et pour les mois à venir. Si je me suis permise de vous rappeler nos actions engagées depuis le début de cette seconde mandature, c’est que je souhaite vous indiquez que ces actions se veulent être la déclinaison locale d’évolutions profondes qui marquent aujourd’hui notre planète. Les intellectuels se plaignent régulièrement de la désaffection de la classe politique pour les analyses des chercheurs et pour la connaissance, et je pense à Pierre Rosanvallon qui, sur une chaîne de radio publique récemment, reprochait aux politiques de s’attacher plus aux formules, aux émotions, aux expressions chocs qu’aux idées. Moi, je vais essayer de vous montrer, à ma modeste échelle, que ce sont bien les idées qui conduisent mon action ainsi que celle de mon équipe municipale dans le 4e arrondissement.

Si je vous ai parlé de démocratie participative, c’est que le monde devient de plus en plus complexe et que la démocratie a besoin d’être d’autant plus vivante qu’elle doit faire face aux risques de confiscation de notre destin par des experts : le nucléaire, les manipulations génétiques, tous les nouveaux problèmes qui concernent la naissance, la maternité, la paternité, la maladie, la vie, la mort, le récent débat sur la vaccination contre la grippe A, montrent bien que la société démocratique se doit d’être perfectionnée pour que les problèmes fondamentaux ne soient pas le monopole des seuls experts mais qu’ils soient portés chez les citoyens ; c’est un appel en faveur de la démocratie cognitive.

Si je vous ai parlé des actions du forum 21, du tourisme durable dans notre arrondissement, c’est que nous devons agir concrètement à notre échelle, mais agir, certainement pas en pensant que la solution se trouve dans le retour vers un passé mythifié qui en réalité n’a jamais été très glorieux sur le plan écologique. La solution reste donc à inventer ; l’échec de Copenhague est instructif : la question environnementale s’est heurtée à la question sociale. Je ne peux m’empêcher de reprendre les propos récents d’un ancien député européen : « les occidentaux ne peuvent pas simplement brandir l’apocalypse et délivrer pour seul message aux pays du sud et à la Chine : ‘’nous, on termine le festin et vous vous passez directement aux sandwichs !’’ (et il rajoute : ‘’surtout quand au même moment on chauffe les pelouses des stades pendant la période de froid’’). »

Comment peut-on alors s’étonner que certains pays du sud aient vécu Copenhague comme ils ont subi jadis la « mission dite civilisatrice » des colonisateurs européens ? Un peu plus de respect, de relativisme, des objectifs un peu plus en adéquation avec les contextes économiques et sociaux des divers pays auraient certainement donné de meilleurs résultats.

Car que constatons nous ? Les valeurs qui ont assuré jusqu’à présent la marche de l’Europe : la science, la raison, le progrès ou l’idée d’un progrès automatique, nécessaire, indubitable ne sont plus les garantes d’une amélioration assurée et inéluctable de l’humanité : au XXème siècle il y avait certes déjà eu des coups de boutoir: la Shoah, Hiroshima. Maintenant de nouvelles menaces émergent dont nous sommes responsables : péril écologique (effet de serre, déforestations massives, grandes pollutions, etc.), devenir incontrôlé de l’économie mondiale, extrême financiarisation du monde, etc.. Un monde dans lequel Edgar Morin estime qu’il y a « alliance entre deux barbaries : la barbarie de destruction et de mort venue du fond des âges et la barbarie anonyme et glacée du monde technoéconomique ». Alors ce philosophe en appelle à une identité terrienne, à ce qu’il appelle la patrie terrestre et qu’il traduit en ces termes : « il y a corrélation entre le développement de notre conscience d’humanité et la conscience de notre patrie terrestre. La patrie terrestre comporte la sauvegarde des diverses patries, celles-ci peuvent très bien s’enraciner dans une conception plus profonde et plus vaste de la « patrie » à condition qu’elles soient ouvertes ». Vous l’avez compris, nous sommes assez loin de ce débat sur l’identité nationale tel que le gouvernement l’a posé ; ce débat si mal engagé au risque de faire émerger crispations, replis identitaires, ressentiment, haine, haine de l’autre comme le souligne Emmanuel Todd, et tout cela pour des raisons électoralistes. L’existence d’un ministère si mal qualifié de « ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale», la tournure donnée à ce débat sur l’identité nationale sont autant d’éléments visant à susciter des peurs dans un pays, la France, où les citoyens expriment de très fortes inquiétudes vis-à-vis de leur avenir personnel et vis-à-vis de l’avenir de leur pays. Le mode opératoire n’est pas nouveau, mais c’est une façon de légitimer l’action d’un pouvoir, surtout lorsque cette action est inopérante pour résoudre les difficultés liées à la crise.

Fallait-il refuser de débattre de l’identité nationale comme certains intellectuels nous y invitaient ? Je n’ai pas fait partie de ceux-là. Nous sentions-nous si désarmés pour proposer une autre vision de l’appartenance à une nation ? Je ne le pense pas. Au contraire, nous pourrions rappeler qu’aucune identité ne se décrète. En effet, toute identité nationale résulte d’une construction historique et politique qui évolue et se transforme de façon permanente en fonction du contexte. C’est pourquoi, comme l’explique si justement Edgar Morin, « l’enseignement de l’histoire est irremplaçable pour l’enracinement de l’identité nationale ». Et quel paradoxe de voir ceux là mêmes qui nous proposent ce débat sur l’identité en venir à réduire la place de l’histoire dans l’enseignement secondaire.

L’histoire rappellerait à bon escient que depuis les débuts de l’humanité les peuples bougent et qu’au fil de ces mouvements ils se recomposent, ils se métissent, ils s’acculturent. On invoque souvent pour tenter de définir la construction de l’identité française, l’existence d’une volonté durable de vivre au sein d’un même ensemble, en bénéficiant des valeurs républicaines. Encore faudrait-il s’atteler à donner un véritable contenu à ces valeurs et au vivre ensemble.

Et ne pas se contenter d’une incantation à des valeurs nées lors de la Révolution Française approfondies pendant le XIXe siècle mais qui ont très certainement besoin d’être revisitées à l’aune des réalités d’aujourd’hui. Dans le dialogue si nécessaire entre intellectuels et politiques auquel je faisais allusion tout à l’heure, j’aimerais que nos intellectuels soient plus en prise avec la réalité de nos sociétés. J’aimerais par exemple qu’ils repensent la laïcité, un des fondements mêmes de l’appartenance à une nation.

Car il nous faut ressourcer la laïcité. La laïcité, comme la nation, sont des réalités vivantes, complexes, toujours recommencées et en proie aux contradictions de l’histoire. La laïcité, ce n’est pas simplement la constitution et la défense d’un espace public de pluralisme et de tolérance. La laïcité doit devenir un bien commun européen, une valeur partagée fondée certes sur la neutralité confessionnelle de l’Etat et le respect par cet Etat de l’autonomie des religions, mais une laïcité qui se définisse au-delà des religions, reconnaissant la liberté de conviction et de conscience individuelle, impliquant le respect des non-croyants et affirmant le principe absolu de non-discrimination, autrement dit l’égalité de traitement des personnes.

La laïcité est tout simplement la règle du jeu indispensable au bon fonctionnement du lien social. On est vraiment citoyen quand on se sent solidaire et responsable. Et surtout aujourd’hui dans notre environnement où mondialisation et construction européenne se conjuguent, le principal défi de l’identité française est de montrer sa capacité à apparaître comme porteuse d’un projet dynamique, inclusif, se renouvelant avec la construction de la citoyenneté européenne. Beau défi. Je défends les vertus d’une laïcité dynamique, apte à inventer des solutions neuves qui pourraient se traduire dans un pacte laïc conciliant modernité démocratique et éthique. La laïcité ressourcée doit être celle qui permet de lutter contre ce qu’Edgar Morin qualifie de barbaries et d’idoles modernes, à savoir les errances du mode de penser de la techno-science, l’atomisation des individus, les dégradations écologiques et morales, le règne de la société de consommation et de gaspillage. Cet engagement nous pousse vers l’idée d’une communauté solidaire, forte et consensuelle et nous appelle à ne jamais oublier que nous sommes tout simplement partie prenante d’une identité humaine commune. Nous sommes tous Homo-sapiens quels que soient nos gènes, notre sol, nos rites, nos communautés, nos cultures. Comment ne pas voir en effet que, si nous sommes tous désormais soumis aux mêmes périls, nous sommes tous aussi expression d’une même unité : « rires, larmes, sourires sont diversement modulés, exhibés selon les cultures, mais en dépit de l’extrême diversité des cultures, rires, larmes et sourires sont universels ». Une façon pour moi de terminer sur une note optimiste qui permette à chacun de contribuer à l’enracinement à l’intérieur de soi de l’identité nationale, de l’identité européenne, de l’identité planétaire.

Je n’ai livré là que de brèves réflexions et je sais combien une large partie de l’opinion publique révèle une véritable appétence pour tous les débats visant à apporter des réponses novatrices aux défis actuels de notre planète. J’aimerais alors formuler un voeu pour la gauche, le destin de la droite je le laisse à la droite, j’aimerais que la gauche sorte des sentiers battus, j’aimerais que les élites de gauche sortent des sentiers battus et des comportements par trop conformistes. J’aimerais qu’elle retrouve du souffle, de la hauteur, un soupçon d’idéalisme.

C’est pourquoi je reprendrai à mon compte l’une des maximes d’Héraclite, philosophe grec qui nous exhortait déjà à l’audace au VIème siècle avant Jésus-Christ : « Si tu n’espères pas l’inespéré, tu ne le trouveras pas » !

Et bien je nous souhaite et je vous souhaite, au-delà de la politique, pour vous tous et tous ceux qui vous sont chers d’espérer l’inespéré pour le trouver.

Bonne année 2010 !

Dominique Bertinotti

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L’année 2010 s’annonce décisive : élections régionales en mars, dont l’issue déterminera la capacité de la gauche à se rassembler autour d’une dynamique nouvelle ; convention nationale sur la rénovation du PS, au printemps, qui devra concrétiser les engagements votés par les militants le 1er octobre dernier ; et c’est aussi cette année que nous entrerons dans la phase active de préparation des primaires, dans la perspective du grand rendez-vous de 2012.

Nous voulons favoriser, au sein du PS et au-delà, l’émergence d’une force neuve capable de nous faire gagner en 2012.

Nous restons plus que jamais fidèles aux valeurs et aux orientations que nous avons défendues lors du Congrès de Reims, dans le cadre de la motion l’Espoir à gauche – fier(e)s d’être socialistes : pour un PS plus fort et largement ouvert, pour une véritable rénovation de nos pratiques, pour des propositions novatrices en adéquation avec les problèmes d’aujourd’hui. Fidèles aussi à notre engagement aux côtés de Ségolène Royal, qui incarne ce mouvement depuis la campagne présidentielle de 2007, qui a mené la bataille – quasi victorieuse – au sein du PS et qui s’est imposée comme la figure la plus combative de l’opposition.

Nous nous reconnaissons dans cette façon de faire de la politique : la « politique par la preuve », comme l’illustre notamment le bilan de la majorité de gauche au Conseil régional de Poitou-Charentes ; la volonté de défendre des positions politiques fondées sur un discours de vérité, lorsqu’il s’est agi par exemple de dénoncer la taxe carbone face à un apparent consensus, teinté de bonne conscience ; le travail de réflexion engagé avec Désirs d’avenir, dans le cadre des universités populaires participatives ; le souffle redonné au beau mot de fraternité, quand la politique du gouvernement ne fait que provoquer des divisions entre nos concitoyens.

Et il semble bien que nous soyons sur la bonne voie ! Aujourd’hui, tout le monde, à gauche, se réjouit de la décision du Conseil constitutionnel d’annuler la taxe carbone, y compris ceux qui fustigeaient il y a peu « les positions démagogiques et irresponsables » de Ségolène Royal. Quant à la fraternité, elle fait un retour en force, à gauche et à droite, jusque dans les vœux de Sarkozy (le 31 décembre), qui n’avait pas de mots assez forts pour en vanter les vertus !

Militants de l’Espoir à gauche, avec Ségolène Royal, c’est ainsi que nous souhaitons apparaître sans ambiguité. Nous continuerons à faire entendre notre voix au sein du PS, convaincus que nous pourrons rassembler plus largement encore. Nous invitons tous les militants qui se reconnaissent dans notre démarche politique à prendre contact avec nous et à nous rejoindre.

Dominique Bertinotti

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