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Archive for the ‘culture’ Category

C’est avec beaucoup de plaisir mais aussi une pointe d’émotion que je vous fais part de la sortie prochaine de mon premier livre. Intitulé « Etre maire à Paris », il est le fruit d’entretiens avec Jean Ferreux, éditeur indépendant installé dans le 4e arr. à la tête de la Maison Téraèdre. Je le remercie de m’avoir proposé ce projet tout comme Théo Klein qui en signe la préface.

Livre de réflexion politique, il répond à la question que pose son titre mais est aussi, l’expression de ma personnalité, dans sa globalité.

Je le dédicacerai samedi 27 mars à 15h au Salon du Livre sur le stand de la région Ile de France et jeudi 1er avril à 19h15 à la librairie Michèle Ignazi17 rue de Jouy.

Vous pouvez le commander à un tarif préférentiel au moyen du bon de souscription ici.

Dominique Bertinotti

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Je me permets de publier des extraits de la dernière Chronique du Fourbe, du cher Pangloss (cliquer ici) dont je suis une lectrice fidèle et passionnée afin de vous la faire partager.

Après la chronique du Roué, sur la période Chirac, Pangloss continu son travail précieux sur la période Sarkozy dans ce style particulier qui lui va si bien et enchante les amateurs  de la langue française.

Très bonne découverte et très bonne lecture

Patrizia di Fiore

Nouveau scandale en Languedoc, après que le gouverneur Frêche eût dit que le Mage Fabius lui paraissait avoir une mine pas très catholique (ce qui était la moindre des choses, s’agissant d’un prince Huguenot).

La sarkopropaganda s’en empare et en fait ses choux gras, la distillant en boucle sur les étranges lucarnes pour que le monde entier n’ignore rien du satrape languedocien, de ce Gauleiter (si ! si !), ce Sardanapale qui se roulait dans l’abjection, le racisme et la haine des hébreux.

Sus à la bête ! taïaut ! taïaut ! taïaut ! ah ! l’abominable obersturmführer, te voilà démasqué !

En omettant toutefois de dire (ah ! les honnêtes gens !) que ledit gouverneur Frèche donnait la réponse du berger à la bergère, après que le mage Fabius eût susurré sur les ondes qu’il ne voterait pas pour lui, le trouvant fort peu Orthodoxe.

Là-dessus, n’écoutant que ce qu’ils voulaient entendre, tout Solférino se lève comme un seul homme, Martine du Ch’nord en tête, et plonge la tête la première dans la trappe ainsi tendue.Les barons Huguenots n’étaient jamais autant unanimes, que quand il fallait taper sur un des leurs, et de toutes leurs forces.

Et de renchérir, drapés de vertu outragée : c’est une honte, un scandale, notre bon Fabius, la chair de notre chair, a été ignominieusement agressé par ce nervi !

taïaut ! taïaut ! taïaut ! il faut que la bête meure !

[…]

Ce gouverneur Frèche était sans doute fort urticant, et bien insupportable.

Sanguin à l’extrême, autocrate et la langue bien pendue, il réagissait dans l’instant à tout ce qui chatouillait son épiderme, sans trop bien prendre le temps de retourner sept fois sa langue dans la bouche, et dans un langage qui eût charmé tous les corps de garde.

On pouvait modérément goûter ses gasconnades, et même ne pas les goûter du tout.

Mais il avait avec lui tous les Huguenots de Languedoc, qui l’avaient choisi majoritairement, et continuaient à ne pas vouloir pendre pour des lanternes les vessies qu’on leur proposait,

comme cette incartade où les bonnes âmes voulaient à tout prix voir des untermenschen là où lui n’avait vu que des escouillés, dans ces harkis venus perturber sa réunion, et qui, le matin même léchaient la main de ceux-là qui avaient délibérément livré, désarmés, des centaines de milliers de leurs camarades au couteau des bouchers.

Qui, dans cette affaire, avait perdu son honneur ? Celui qui traitait de moins que rien les nervis du Fourbe, ou bien les complices des bouchers ?

Où se situaient les indignations sélectives, messieurs les censeurs ?

Horresco Referens ! Ces Narbonoïdes persistaient dans l’hérésie en le soutenant massivement contre Solférino.

Mais alors, quel crime abominable ce Frèche avait-il commis, qui lui valait la haine Solférinesque ?

Avait-il conclu quelque accord sulfureux avec l’Ordre Noir, comme son prédécesseur ?

Nenni.

Avait-il commis quelque rébellion majeure, au rebours des décisions de Solférino, comme le Mage Fabius votant contre le TCE ?

Vous n’y êtes point.

Avait-il suavement trahi son camp, comme cher Jack, en apportant sa seule voix au Fourbe et le sauvant ainsi d’une humiliante défaite ? Pas du tout

Mais alors, quoi ?

Il était coupable de non orthodoxie, d’avoir soutenu la Huguenote quand tous les autres parsemaient ses pas d’épluchures de pommes, et d’oser parfois dire tout haut ce que les autres n’osaient se dire en face.

Et surtout, le Languedoc était coupable de mutinerie, crime effroyable de lèse-Solférino, et qu’il fallait punir férocement en livrant ces narbonoïdes négrifiés à la sarkosie, avec des poses vertueuses et de beaux mouvements de menton, pour faire oublier le reste.

Avec le risque de se ridiculiser, les verdoyants ne proposant qu’un vague strapontin à la pauvre Hélène Mandroux, volontaire désignée d’office pour châtier les rebelles, dans ce que d’aucuns pouvaient prendre pour une haute trahison.

On pouvait légitiment ne pas aimer le gouverneur Frèche et ses frasques, mais de là à tomber dans le piège à trompe-couillons de la sarkosie…Entre deux maux, on choisit de moindre.Et Honni soit qui mal y pense.

Pangloss


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Séglène Royal vous invite à l’Université Populaire Participative

du lundi 30 novembre à 18h30

au théâtre DEJAZET, 41 bd du Temple – Paris 3ème – métro République

D’Une rive à l’autre, l’Euro-Méditerranée en question

animée par Najat Vallaud-Belkacem

intervenants :

ouverture de Ségolène Royal

Antoine Sfeir, Directeur des Cahiers de l’Orient, Président du Centre d’Etudes et de réflexions sur le Proche-Orient en relations internationales au CELSA

Pascal Boniface, géo-politologue, fondateur et dirigeant de l’institut des relations internationales et stratégiques

Hakim El Karroui, essayiste, fondateur du Club XXIème siècle

Jean-François Coustillière, Officier de Marine et fondateur du cabinet JFC Conseil

Sihem Bekhodija, directrice des rencontres chorégraphiques de Carthage et initiatrice du Printemps de la danse

 

 

Chères amies, chers amis,


Parlant de la Méditerranée, l’historien Fernand Braudel disait qu’elle était « (…) mille choses à la fois. Non pas un paysage, mais d’innombrables paysages. Non pas une mer, mais une succession de mers. Non pas une civilisation, mais plusieurs civilisations superposées… La Méditerranée est un carrefour antique. Depuis des millénaires, tout conflue vers cette mer, bouleversant et enrichissant son histoire (…) »

La Méditerranée, est un carrefour de civilisations, un espace riche de son infini diversité, riche aussi de ses contradictions. Espace de paix, de tolérance, d’amitiés, qui a vu vivre sur les mêmes terres musulmans, juifs, chrétiens ; mais aussi espace de tensions, de rivalités et trop souvent de guerres. Entre fraternité et incompréhensions, la Méditerranée est la ligne de crête sur laquelle Orient et Occident ne cessent, depuis des siècles de s’enrichir mutuellement et de s’affronter.

Comme tant de fois dans son histoire, la Méditerranée est aujourd’hui à un croisement. Et du visage qu’elle prendra, dépend d’une certaine façon l’équilibre du monde. Car ce qui s’y joue est ni plus ni moins que l’avenir des relations entre le Nord et le Sud, entre l’Orient et l’Occident. Ce qui s’y joue, c’est l’issue du combat contre l’intolérance, la peur de l’Autre et toutes les formes de fondamentalismes.

Au moment où certains érigent des murs et des barrières humaines, culturelles ou économiques, au moment où des Cassandre insinuent le doute sur la possibilité d’une harmonie entre les différentes rives de la Méditerranée, il est plus important que jamais d’en rappeler la vocation historique. Berceau des trois monothéismes, point d’émergence d’un humanisme puisant sa source à Athènes, Jérusalem et dans la civilisation islamique des Lumières, la Méditerranée doit renouer avec ce qu’elle est au plus profond d’elle-même : un lieu d’échanges, de circulation et d’hybridation. Un lieu de métissage exceptionnellement riche.

Porte de l’Europe vers le Sud et l’Orient, point de rencontre naturel de l’Afrique avec l’Europe, la Méditerranée est notre avenir commun.

Cette université populaire sera l’occasion d’éclairer l’histoire singulière des relations entre l’Europe et l’ensemble du monde méditerranéen, l’occasion aussi de mettre en lumière les défis stratégiques, économiques, sociaux, culturels ou environnementaux que toutes ses rives ont en partage. Un an et demi après le lancement au forceps de l’Union pour la Méditerranée, quel bilan peut-on d’ores et déjà dresser ? Quels projets devons-nous faire naître ? Autant de questions auxquelles répondront les intervenants exceptionnels qui nous font l’honneur de leur présence.

Vous êtes toujours plus nombreux à participer à nos universités populaires participatives et je tiens à vous en remercier chaleureusement. Ce succès, c’est d’abord le vôtre.

Amitiés sincères,

Ségolène Royal

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EVENEMENT !

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La fraternité en débat, avec Ségolène Royal, Dominique Bertinotti, Regis Debray, Michelle Perrot et Olivier Ihl, Jean Claude Guillebaud, Christiane Taubira, Daniel Le Scornet, Anousheh Karvar, Robert Damien, Pierre Manent Sandra Laugier, Salim Abdelmadjid, Jean Claude Petit

Conférence débat le mercredi 29 avril 2009 de 18:00 à 22:00 à la salle des fêtes de la mairie du 4è arrondissement de Paris

La parution récente du livre de Régis Debray (”le moment fraternité”, Gallimard, 2009) invite à mettre la “Fraternité en débat”. Ce troisième terme de notre devise nationale, étroitement lié à l’héritage républicain et révolutionnaire français, mais”petite cousine oubliée” selon le mot de Regis Debray, est-elle d’actualité ou à contre-temps? D’où vient-elle, et pour nous emmener où ?

Cette journée d’études, conçue sous forme de dialogues d’universitaires et intellectuels, qui alterneront avec des témoignages d’acteurs engagés dans l’action (élus et syndicalistes) examinera tour à tour la place de la fraternité dans notre histoire politique, sociale et syndicale, sa généalogie intellectuelle, ses enjeux philosophiques, sa pertinence au regard d’autres traditions politiques (africaine et américaine)

Seront présents, outre Ségolène Royal et Dominique Bertinotti : Regis Debray, Michelle Perrot et Olivier Ihl (historiens), Jean Claude Guillebaud (essayiste et journaliste), Christiane Taubira (députée), Daniel Le Scornet (mouvement mutualiste), Anousheh Karvar (CFDT), Robert Damien (philosophe), Pierre Manent (philosophe) Sandra Laugier (philosophe), Salim Abdelmadjid (philosophe), Jean Claude Petit, ancien directeur de l’hebdomadaire La Vie

VENEZ NOMBREUX !

 

avril 27, 2009

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(Photo prise au cinéma Le nouveau Latina par Patrizia di Fiore)

Etrange coïncidence que cet avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers présenté par Nadine Morano et la sortie du film « Harvey Milk », l’histoire du premier conseiller municipal ouvertement gay et militant des droits des homosexuels assassiné en 1978. Cette dernière réalisation de Gus Van Sant est une formidable et belle occasion pour se replonger dans les luttes des homosexuels, à savoir être considérés comme des citoyens à part entière. Formellement plus convenu que « Gerry » ou « Elephant », « Harvey Milk » s’impose plus comme un documentaire politique sur cette lutte acharnée que comme un biopic sur Harvey Milk, magnifiquement interprété par Sean Penn, récompensé par un oscar. Brillante idée de choisir Sean Penn, fier emblème de la gauche américaine, qui donne un ton résolument contemporain à l’engagement du conseiller municipal. Surfant sur cette aura, l’acteur a profité de la remise de sa statuette pour se lancer dans une diatribe contre les homophobes : « C’est le moment pour ceux qui ont voté pour l’interdiction du mariage homosexuel de s’asseoir et de réfléchir sur leur grande honte et à la honte dans les yeux de leurs petits-enfants s’ils continuent à se comporter ainsi. Nous devons avoir des droits égaux pour tous ». En illustrant merveilleusement la pugnacité de Milk à mettre en échec la proposition 6 (interdire aux enseignants d’exercer leur métier en raison de leur orientation sexuelle), le film ressuscite les débats houleux sur la proposition 8 (interdire le mariage aux personnes de même sexe) et les engagements de nombreuses personnalités américaines comme Brad Pitt, Steven Spielberg & co pour faire avorter cette loi inique et discriminatoire. En vain.

Sur son blog, Dominique Bertinotti, maire du 4e, résume justement le militantisme de Milk : «le politique a le devoir de ne plus être à la remorque des évolutions de société, mais au minimum de les accompagner et même de savoir  les anticiper, exactement à l’inverse des propos tenus par Christine Boutin, symbole des combats d’arrière garde. »

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